Cooklang, le Git des recettes de cuisine : comment j’organise et versionne facilement mes plats

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Vous en avez assez de perdre vos recettes dans une appli qui disparaît, change de prix ou vous noie sous des écrans inutiles ? Alors Cooklang risque bien de vous plaire. C’est une façon simple d’écrire vos recettes en texte brut, de les garder pour toujours et de les organiser comme un vrai petit patrimoine de cuisine.

Le plus surprenant, c’est que cela reste lisible pour vous. Pas besoin de tout apprendre par cœur. Vous écrivez votre recette presque comme d’habitude, puis vous ajoutez quelques repères faciles à comprendre. Résultat : vos plats sont clairs pour vous, et exploitables par une machine.

Cooklang, c’est quoi exactement ?

Cooklang est un langage de balisage pour les recettes. En clair, vous créez un fichier texte, souvent avec l’extension .cook, et vous y notez vos ingrédients, vos ustensiles et vos temps de préparation.

La syntaxe est légère. Par exemple, un ingrédient s’écrit avec @, un ustensile avec # et un temps avec ~. Vous pouvez donc écrire quelque chose comme @farine{200%g}, #fouet{} ou ~{25%minutes}.

L’idée est simple. Vos recettes restent dans un format ouvert, facile à lire, facile à sauvegarder et facile à déplacer. Vous n’êtes plus prisonnier d’une application fermée.

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Pourquoi c’est plus malin qu’une appli classique

Les applis de cuisine sont pratiques au début. Puis elles deviennent parfois lourdes, payantes ou confuses. Certaines changent d’interface. D’autres ferment. Et vos recettes, elles, se retrouvent coincées quelque part.

Avec Cooklang, vos plats vivent dans de vrais fichiers texte. Vous pouvez les ouvrir avec un éditeur simple comme Notepad, Sublime Text, VS Code ou même votre terminal. Pas de compte obligatoire. Pas de dépendance à une plateforme qui décide à votre place.

C’est aussi rassurant sur le long terme. Dans cinq ans, dix ans, vos recettes seront encore là. Un fichier texte ne se démode pas. Il ne demande pas de mise à jour spectaculaire pour rester lisible.

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Comment écrire une recette en Cooklang

Le principe est presque amusant quand on le voit pour la première fois. Vous rédigez votre recette normalement, puis vous indiquez les éléments importants au fil du texte. Cela donne quelque chose de clair et de léger.

Voici un exemple simple pour une pâte à crêpes :

  • @farine{250%g}
  • @lait{500%ml}
  • @oeufs{3}
  • @beurre{30%g}
  • @sucre{20%g}
  • #saladier{}
  • #fouet{}
  • ~{20%minutes}

Vous pouvez ensuite écrire les étapes comme vous le feriez dans un carnet. Par exemple : mélangez la farine et le sucre dans le saladier. Ajoutez les oeufs, puis le lait petit à petit. Faites fondre le beurre et incorporez-le. Laissez reposer 20 minutes.

Le résultat reste naturel. Votre recette n’a pas l’air d’un code informatique bizarre. Elle reste humaine.

Le vrai bonus : versionner vos recettes avec Git

C’est là que Cooklang devient vraiment intéressant. Comme vos recettes sont des fichiers texte, vous pouvez les mettre dans Git. Et là, tout change.

Vous pouvez voir l’historique de chaque recette. Vous savez quand vous avez ajouté un peu plus d’ail dans une marinade. Vous retrouvez aussi la version d’avant si une modification ne vous plaît pas. C’est très utile, surtout quand une recette évolue petit à petit avec les essais du dimanche soir.

Imaginez votre tarte aux pommes. En 2023, elle était bonne. En 2024, vous avez modifié la cuisson. En 2025, vous avez changé la quantité de sucre. Avec Git, vous pouvez comparer tout cela sans effort.

Et soyons honnêtes. C’est presque satisfaisant de voir l’historique d’une recette comme on suit l’évolution d’un projet sérieux. Votre cuisine prend soudain un air de laboratoire bien rangé.

Des quantités qui s’adaptent intelligemment

Cooklang sait aussi mettre une recette à l’échelle. Si vous passez d’un dîner pour 2 à un repas pour 6, les quantités peuvent être ajustées automatiquement.

Mais il y a une bonne surprise. Tout ne doit pas tripler aveuglément. Par exemple, le sel ou le poivre ne suivent pas toujours une règle mathématique stricte. Un système bien pensé évite ce genre d’erreur grossière.

C’est précieux en cuisine. On ne veut pas d’un plat trois fois trop salé juste parce qu’un outil a cru bien faire. La recette doit aider, pas tout décider à votre place.

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Un écosystème gratuit et plutôt complet

Cooklang ne se limite pas à un simple format. Il existe tout un ensemble d’outils autour. C’est ce qui le rend agréable à adopter au quotidien.

Vous trouverez une CLI en Rust avec serveur web intégré, des applications iOS et Android, des plugins pour VS Code, Vim et Emacs, ainsi qu’un plugin Obsidian. Pour les familles ou les maisons bien connectées, il existe même un mode Raspberry Pi pour partager les recettes sur le réseau local en WiFi.

Autrement dit, vous pouvez consulter vos recettes sur votre téléphone, sur votre ordinateur ou dans votre coffre de notes personnel. Et tout cela sans payer un abonnement juste pour retrouver votre gratin dauphinois.

Importer une recette depuis le web sans tout retaper

Vous avez sûrement déjà trouvé une recette parfaite en ligne. Le seul problème, c’est qu’elle est parfois coincée dans une page interminable, avec mille lignes de contexte avant les ingrédients. C’est épuisant.

Cooklang propose une astuce très pratique. En ajoutant cook.md/ devant une URL de recette, vous pouvez la convertir automatiquement au format Cooklang. Vous récupérez alors une base propre, prête à être classée dans votre collection.

Ce n’est pas magique à 100 % dans tous les cas. Mais pour gagner du temps, c’est redoutable. Fini le copier-coller manuel comme un scribe fatigué.

Comment je vous conseille de commencer

Le plus simple, c’est de commencer avec trois ou quatre recettes que vous faites souvent. Par exemple une sauce tomate, un gâteau au yaourt, une soupe et un plat principal. Vous les écrivez en Cooklang, puis vous les rangez dans un dossier clair.

Ensuite, créez un dépôt Git. Même si vous n’êtes pas expert, cela vaut le coup. Vous verrez vite l’intérêt quand une recette change ou quand vous voulez revenir à une ancienne version.

Gardez aussi une logique de dossiers simple. Vous pouvez séparer les desserts, les plats, les sauces et les bases. Avec le temps, votre collection devient un vrai livre de cuisine personnel, mais sans les pages jaunies ni les annotations perdues.

Pour qui Cooklang est-il vraiment utile ?

Si vous aimez cuisiner souvent, noter vos idées et améliorer vos recettes au fil du temps, Cooklang est un excellent choix. Il convient aussi à celles et ceux qui aiment garder le contrôle sur leurs données.

Si vous travaillez déjà avec des outils comme Git, Obsidian ou un éditeur de texte, vous vous sentirez vite à l’aise. Et si vous aimez la simplicité, vous apprécierez encore plus le côté direct du format.

En revanche, si vous cherchez une appli ultra colorée, avec photos automatiques et partage social, ce n’est peut-être pas votre priorité. Cooklang est plus sobre. Mais c’est justement ce qui le rend solide.

Une façon plus libre de garder ses recettes

Au fond, Cooklang répond à une idée très simple. Vos recettes vous appartiennent. Elles ne devraient pas dépendre d’une app capricieuse ni d’un service qui change de règles au moindre virage.

Avec un fichier texte, du versioning Git et quelques outils bien pensés, vous créez un système durable. Vous cuisinez mieux, vous retrouvez plus vite vos plats, et vous gardez la mémoire de vos essais.

Et ça, franchement, c’est précieux. Parce qu’une bonne recette, ce n’est pas seulement une liste d’ingrédients. C’est aussi une histoire, une évolution, parfois même un petit combat contre un excès de sel ou une cuisson ratée. Cooklang vous aide à tout garder, sans perdre la simplicité.

Nathalie Vasseur
Nathalie Vasseur

Je vis a Lyon et j'ai passe 9 ans en cuisine d'essai apres un BTS dietetique. J'ecris sur les recettes du quotidien, les produits bien choisis et les tables qui valent le detour. J'aime quand un conseil sert vraiment une cuisine simple et nette.

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